Qu’est-ce que le devoir de diligence en matière de déchets ?

Réponse rapide : Au Royaume-Uni, le devoir de diligence en matière de déchets impose de gérer les déchets réglementés de façon responsable, de les remettre à des intervenants autorisés et de conserver les documents de transfert requis. Il repose notamment sur l’article 34 de l’Environmental Protection Act 1990 en Grande-Bretagne. L’Irlande du Nord possède son propre cadre. Les obligations précises dépendent du territoire, des déchets et du rôle de l’entreprise.

Ce devoir encadre la gestion sûre des déchets depuis leur production jusqu’à leur destination finale autorisée. Des manquements peuvent constituer une infraction pénale. Les entreprises concernées doivent donc organiser leurs opérations et conserver les éléments documentaires exigés par les règles applicables.

Confier les déchets à un prestataire ne supprime pas toutes vos responsabilités. Vous devez prendre les mesures raisonnables requises pour vérifier son autorisation, décrire correctement les déchets et établir les documents nécessaires. Lors d’un contrôle, d’un litige ou d’une enquête, il faut pouvoir expliquer et justifier les transferts réalisés.

À qui s’applique ce devoir ?

Il concerne les acteurs de la chaîne des déchets réglementés : producteurs, importateurs, transporteurs, détenteurs, entreprises de traitement ou d’élimination, selon la législation applicable. Cela couvre la plupart des déchets commerciaux et industriels, y compris ceux d’un bureau : chutes de fabrication, bennes de chantier ou papier détruit d’un cabinet, ainsi que les transporteurs et installations concernés.

Les autorités compétentes comprennent l’Environment Agency en Angleterre, la SEPA en Écosse, Natural Resources Wales et la NIEA en Irlande du Nord, ainsi que les autorités locales selon leurs compétences. Les textes et sanctions diffèrent selon le territoire et l’infraction ; certaines infractions peuvent donner lieu à une amende sans plafond en cas de condamnation. Le code de pratique applicable aide à interpréter les mesures raisonnables attendues. Le code publié sur GOV.UK pour l’Angleterre et le pays de Galles ne doit pas être présenté comme un texte identique pour tout le Royaume-Uni.

Quelles mesures prendre en pratique ?

Il s’agit d’actions répétables, et non de l’obtention d’un certificat unique :

Ces étapes produisent des documents utiles pour retracer les opérations. Une pièce manquante ou incomplète peut laisser une lacune dans les éléments à présenter ; les exigences documentaires exactes doivent être distinguées des bonnes pratiques de suivi interne.

Pourquoi s’agit-il aussi de maîtrise documentaire ?

Les bordereaux ont les mêmes besoins de gestion que d’autres documents contrôlés : nommage cohérent, durée de conservation, accès adaptés et traces des actions suivies. Une dispersion entre e-mails, armoires et espaces personnels complique leur récupération et la démonstration des contrôles.

Une GED peut aider de plusieurs manières. 

Si vous gérez ces dossiers avec d’autres documents réglementés, comparez les solutions sur leurs fonctions réelles. Notre guide des logiciels de gestion des documents à conserver explique les différences entre règles de conservation, journaux d’audit et simple stockage de fichiers.

Pour une activité soumise au droit britannique des déchets, organisez à la fois les opérations et les traces documentaires. Classement, métadonnées et conservation doivent permettre de retrouver le bordereau et les éléments associés lorsqu’une autorité les demande. Mettez ce processus en place avant un contrôle et maintenez-le tant que l’activité produit des déchets. Les obligations françaises relèvent d’autres textes et documents.